Aller au contenu principal
Création de logo : les erreurs fréquentes des TPE et artisans
Retour au blogIdentité visuelle

Création de logo : les erreurs fréquentes des TPE et artisans

5 min de lecture

Un logo peut très bien avoir un rendu propre sur un écran et poser problème partout ailleurs. Il passe nickel sur le site, puis vient le moment de le faire graver sur une enseigne, broder sur un polo ou imprimer sur un tampon. Là, plus rien ne va : les détails se perdent, les contours bavent, le fichier n'est pas au bon format.

Créer un logo a l'air simple. Pourtant quelques pièges reviennent souvent, parce qu'ils tiennent à des détails qui ne sautent pas aux yeux quand ce n'est pas votre métier. Malheureusement, ces détails se paient plus tard, au moment de décliner le logo sur un vrai support. Voici ceux que je rencontre le plus chez les artisans et les petites entreprises.

Un logo doit fonctionner partout, pas seulement à l'écran

C'est le piège le plus courant et le plus coûteux. Un logo n'est pas destiné à vivre uniquement sur un site web. Au fil du temps il finit sur une carte de visite, une facture, une enseigne, un véhicule, un vêtement de travail, parfois un tampon encreur. Chacun de ces supports a ses contraintes.

Un logo conçu comme une simple image, en JPG ou en PNG à la résolution d'un écran, ne tiendra pas la route. Agrandi pour une banderole, il devient flou et pixellisé. Il faut un fichier vectoriel, qui se redimensionne sans jamais perdre en netteté, du timbre-poste à la façade. Il faut aussi prévoir une version en une seule couleur, pour les cas où l'impression couleur n'est pas possible (une gravure, une broderie, un fax de bon de commande). Enfin, il faut le tester en tout petit : un logo bourré de détails fins devient une tache illisible sur une étiquette de deux centimètres.

Si vous ne repartez qu'avec un fichier image, sans version vectorielle ni déclinaison monochrome, vous aurez tôt ou tard à tout refaire.

Coller de trop près à une mode qui vieillira mal

Chaque année amène ses effets de mode : un type de dégradé, une ombre portée, une typographie qu'on voit soudain partout. C'est tentant de s'en inspirer, ça donne un logo qui paraît dans l'air du temps. Le problème, c'est que l'air du temps change.

Un logo se garde généralement de nombreuses années. Il accompagne votre entreprise sur la durée et il finit par être associé à vous dans la tête de vos clients. Un logo trop marqué par une tendance donne rapidement une impression datée, comme une coupe de cheveux d'une décennie précédente. Une forme sobre, une typographie lisible et des couleurs choisies pour ce qu'elles disent de votre activité vieilliront bien mieux qu'un effet spectaculaire mais éphémère.

Ça ne veut pas dire qu'il faut viser un logo fade. Un bon logo peut avoir du caractère sans dépendre d'une mode passagère.

Vouloir tout faire dire au logo

Beaucoup de projets butent sur cette envie de tout mettre dans le logo : le métier, un outil qui le représente, les initiales, une baseline, parfois même un petit paysage. L'intention se comprend mais le résultat s'alourdit vite. Un logo surchargé se retient mal et devient illisible dès qu'on le réduit ou qu'on le passe en monochrome.

Un logo n'a pas à tout raconter de votre activité. Son rôle est de vous rendre reconnaissable d'un coup d'œil. Le sens vient ensuite, avec l'usage : à force de le voir sur vos supports, vos clients l'associent à vous et à ce que vous faites. Les logos qui marquent sont presque toujours les plus simples. Cette simplicité est d'ailleurs plus difficile à obtenir qu'il n'y paraît, parce qu'elle demande de trancher et de renoncer à des idées.

Le logo n'est pas toute votre identité visuelle

Une fois le logo livré, on a l'impression d'avoir bouclé le sujet de l'image de marque. En réalité le logo n'est qu'une pièce de l'ensemble. Une identité visuelle cohérente repose aussi sur une palette de couleurs, une ou deux typographies, une façon de mettre en page vos documents, un traitement de vos photos. C'est cet ensemble qui vous rend réellement reconnaissable.

Une entreprise qui s'arrête au logo se retrouve vite avec des supports qui jurent entre eux : une carte de visite dans un style, un post sur les réseaux dans un autre, un devis mis en page à la va-vite. Le logo a beau être réussi, l'impression générale peut rester brouillonne. Penser le logo comme un point de départ d'une identité plutôt que comme une fin en soi évite ce genre de dispersion.

Se lancer sans rien cadrer

Le dernier piège arrive avant même le premier trait. Se lancer dans un logo sans savoir où l'on va mène rarement à un bon résultat. Sans objectif clair, sans idée de budget, sans le moindre repère sur ce qui vous plaît, le projet part dans tous les sens et s'étire en allers-retours.

Prendre un moment pour poser les choses en amont change tout. J'en parle en détail dans l'article sur comment briefer un graphiste : votre activité, à qui vous vous adressez, les supports prévus, deux ou trois exemples qui vous parlent. Côté budget, mieux vaut avoir une fourchette en tête. Cet article sur le coût d'un graphiste donne des repères concrets. Un projet cadré au départ coûte moins cher et aboutit à un logo qui vous ressemble vraiment.

On en parle pour votre logo ?

Je suis graphiste freelance près du Mans, installé à Changé et j'accompagne les artisans, les commerçants et les indépendants de la Sarthe sur la création de leur logo et de leur identité visuelle. Que vous partiez de zéro ou que vous vouliez refaire un logo qui ne vous convient plus, on peut en discuter simplement pour voir ce qui conviendrait à votre activité.

Discutons de votre projet →

création de logoerreurs logo TPE artisanlogo professionnel Le Manscréation de logo Sarthe